Episode 3: Les normes – qui les détermine? Et quel est le niveau?

Le vidéo suivra bientôt

Gouvernements, organismes consultatifs, scientifiques. Ils parlent tous de normes. Mais qui fixe ces normes? Et les experts sont-ils indépendants et neutres?

Dans la structure complexe de la Belgique, plusieurs autorités sont responsables de la fixation des normes de radiation.

  • L’IBPT détermine quelles fréquences sont ouvertes pour quelles applications
  • Le Haut Conseil de la santé donne des conseils sur l’influence des rayonnements sur la santé.
  • Le gouvernement fédéral attribue les fréquences ouvertes et vend les licences.
  • Les Régions déterminent la puissance de transmission maximale autorisée sur leur territoire.

Tous ces organismes font constamment référence à l’ICNIRP. La “Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non-ionisants” formule des avis sur les normes qu’elle considère comme sûres.
L’ICNIRP n’est pas un organisme gouvernemental. Il n’a aucune responsabilité politique. Il s’agit d’une organisation privée, non gouvernementale, dont le siège est à Munich.
L’ICNIRP est composée d’un groupe restreint de scientifiques du monde entier.  Ils ne sont pas nommés par le gouvernement. La commission ICNIRP décide elle-même des nouveaux scientifiques à admettre dans le club.
C’est un groupe très influent. Les lignes directrices qu’elle publie sont adoptées par l’OMS et par l’Europe. 

De plus en plus de journalistes et de scientifiques remettent en question l’indépendance de l’ICNIRP. Les recherches montrent que ses membres ont souvent des liens avec l’industrie des télécommunications. Par conséquent, les conseils qu’ils donnent sont biaisés.

Le conflit d’intérêts entre l’ICNIRP et l’industrie a entre-temps été mis en évidence à la fois par Investigate Europe et par des membres du Parlement européen.

L’ICNIRP ne choisit pas seulement ses propres membres, le profil des scientifiques est très unilatéral. Il est dominé par les scientifiques en physique. Seul un des 14 membres de la commission est médicalement qualifié. Comment un tel groupe peut-il donner des conseils avisés sur l’impact des rayonnements sur la santé et l’environnement ?

Pourtant, presque tous les gouvernements se réfèrent à l’ICNIRP lorsqu’on leur pose des questions critiques. Pourquoi le gouvernement ne remet-il pas en question une telle organisation ?

Depuis 1998, l’ICNIRP affirme que seuls les effets thermiques sont pertinents. Tant que nos tissus ne chauffent pas, il n’y a pas de danger, selon eux. Ce postulat est réitéré dans un rapport de 2020 qui doit permettre le déploiement de la 5G.

Cependant, un nombre croissant de scientifiques ne sont pas d’accord. Des chercheurs indépendants ont démontré des milliers de fois que les rayonnements de construction humaine affectent déjà les organismes biologiques bien en dessous du seuil de réchauffement. C’est pourquoi ils proposent des valeurs limites différentes. Des normes qui non seulement évitent le réchauffement des tissus, mais empêchent également la technologie sans fil de causer des dommages biologiques.

Si l’on compare les normes de l’ICNIRP avec ces valeurs indicatives biologiques, les normes de l’ICNIRP sont un million ou un milliard de fois trop élevées.

Les normes de l’ICNIRP sont également 100 milliards de fois plus élevées que le rayonnement naturel.
Tout cela soulève de sérieuses questions.
Pour l’ICNIRP, cependant, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Parce qu’elle ne reconnaît que les effets thermiques, toutes les études qui établissent des effets biologiques sont systématiquement balayées. C’est évidemment une bonne chose pour l’industrie et pour un gouvernement désireux d’avoir un trésor bien fortifié.

Les normes de l’ICNIRP posent encore des problèmes :

  • Ils ne tiennent pas compte de la continuité d’une exposition 24/7.
  • Les valeurs de rayonnement mesurées sont moyennées sur 30 minutes
  • Ils ne tiennent pas compte de l’effet cumulatif des sources de rayonnement.
  • Ils ne tiennent pas compte des groupes vulnérables tels que les enfants ou les personnes hypersensibles.
  • Ils ne font pas d’analyse à long terme

C’est pourquoi nous travaillons à l’élaboration de normes qui tiennent compte de tous les effets de la technologie sans fil et limitent la charge ambiante à un maximum de 0,6 volt par mètre.

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